Le Mouvement des Jeunes Socialistes de Seine et Marne s’est réuni Dimanche 13 Mars. A la suite d’un débat aussi riche que constructif nous sommes parvenus à établir nos positions sur l’avant projet de loi.
Le Mouvement des Jeunes
Socialistes de Seine et Marne s’oppose !
Le
contenu de ce projet nous paraît trop inspiré des propos ultralibéraux portés
par la droite et le Medef. La
réduction du temps de travail votée
lors des lois Aubry a été la politique la plus efficace en termes d’emplois. Depuis
lors, cette durée légale de travail n’a cessé d’être assouplie par la droite.
Et pourtant, malgré toutes ces mesures le chômage continue d’augmenter. Devons-nous
donc poursuivre dans le sens de l’assouplissement de l’organisation du temps de
travail? Nous nous opposons donc à toutes mesures permettant d’augmenter le
temps de travail hebdomadaire et de réduire la majoration des heures
supplémentaires.
Nous rappelons
également que les licenciements économiques ont déjà été grandement facilités
dans le cadre de la loi de sécurisation de l’emploi. Nous nous opposons au
dogme qui soutient que la création d’emplois est favorisée par des
licenciements simplifiés. Preuve en est, selon l’OCDE, l’Allemagne a toujours
été plus protectrice que la France, pour un taux de chômage bien plus faible.
Nous nous
opposons également à l’ensemble des articles portant sur les astreintes, les
forfaits-jours et les droits aux congés. Ne perdons pas de vue l’objectif
initial : la création
d’emplois. Ces mesures en sont totalement déconnectées. Enfin, nous nous inquiétons des risques de
dumping social au sein même des entreprises d’un même secteur avec le recours
facilité au referendum d’entreprise.
Le
Mouvement des Jeunes Socialistes de Seine et Marne propose !
La question du partage du temps de travail
doit être au cœur du débat. Même si les 32h sont fortement contestées au sein
même de la majorité, nous devons allez dans ce sens. La loi peut encadrer cette
réduction du temps de travail sans la rendre obligatoire. Cette réduction peut
être favorisée par une dégressivité des charges patronales sur les emplois associée
à la baisse du nombre d’heures travaillées. Le réel progrès social serait ainsi
de travailler moins, mieux et tous.
Le
taux de syndicalisation français stagne à 8 %, l'un des niveaux les plus
faibles de l'OCDE. Afin de faciliter le dialogue social au cœur de cette loi,
nous proposons de réfléchir à la mise en place d’un chèque syndical tel que
proposé en Belgique.
Enfin, La question de la compétitivité semble être au
cœur de la réflexion des gouvernements depuis le début du quinquennat. Nous en
profitons donc pour rappeler au Président de la République un de ses
engagements de campagne de réduire la fiscalité des TPE à 15% et celle des PME
à 30%.
Le volet sécurité de la « flexisécurité à la française » ne peut se réduire au simple Compte
Personnel d’Activité dont nous soutenons la création.
Nous soutenons les assouplissements
prévus par Manuel Valls mais ils ne sont pas suffisants. Nous demandons donc
une réflexion profonde sur cette loi afin de trouver un meilleur compromis
allant dans le sens de la création d’emplois.
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