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samedi 19 mars 2016

Loi El Khomri: Le MJS Seine et Marne y travaille!

              


            Le Mouvement des Jeunes Socialistes de Seine et Marne s’est réuni Dimanche 13 Mars. A la suite d’un débat aussi riche que constructif nous sommes parvenus à établir nos positions sur l’avant projet de loi.

            Le Mouvement des Jeunes Socialistes de Seine et Marne s’oppose !
Le contenu de ce projet nous paraît trop inspiré des propos ultralibéraux portés par la droite et le Medef. La réduction du temps de travail votée lors des lois Aubry a été la politique la plus efficace en termes d’emplois. Depuis lors, cette durée légale de travail n’a cessé d’être assouplie par la droite. Et pourtant, malgré toutes ces mesures le chômage continue d’augmenter. Devons-nous donc poursuivre dans le sens de l’assouplissement de l’organisation du temps de travail? Nous nous opposons donc à toutes mesures permettant d’augmenter le temps de travail hebdomadaire et de réduire la majoration des heures supplémentaires.

Nous rappelons également que les licenciements économiques ont déjà été grandement facilités dans le cadre de la loi de sécurisation de l’emploi. Nous nous opposons au dogme qui soutient que la création d’emplois est favorisée par des licenciements simplifiés. Preuve en est, selon l’OCDE, l’Allemagne a toujours été plus protectrice que la France, pour un taux de chômage bien plus faible.

Nous nous opposons également à l’ensemble des articles portant sur les astreintes, les forfaits-jours et les droits aux congés. Ne perdons pas de vue l’objectif initial : la création d’emplois. Ces mesures en sont totalement déconnectées.  Enfin, nous nous inquiétons des risques de dumping social au sein même des entreprises d’un même secteur avec le recours facilité au referendum d’entreprise.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes de Seine et Marne propose !
        La question du partage du temps de travail doit être au cœur du débat. Même si les 32h sont fortement contestées au sein même de la majorité, nous devons allez dans ce sens. La loi peut encadrer cette réduction du temps de travail sans la rendre obligatoire. Cette réduction peut être favorisée par une dégressivité des charges patronales sur les emplois associée à la baisse du nombre d’heures travaillées. Le réel progrès social serait ainsi de travailler moins, mieux et tous.

Le taux de syndicalisation français stagne à 8 %, l'un des niveaux les plus faibles de l'OCDE. Afin de faciliter le dialogue social au cœur de cette loi, nous proposons de réfléchir à la mise en place d’un chèque syndical tel que proposé en Belgique.   

            Enfin, La question de la compétitivité semble être au cœur de la réflexion des gouvernements depuis le début du quinquennat. Nous en profitons donc pour rappeler au Président de la République un de ses engagements de campagne de réduire la fiscalité des TPE à 15% et celle des PME à 30%.

Le volet sécurité de la « flexisécurité à la française » ne peut se réduire au simple Compte Personnel d’Activité dont nous soutenons la création.


Nous soutenons les assouplissements prévus par Manuel Valls mais ils ne sont pas suffisants. Nous demandons donc une réflexion profonde sur cette loi afin de trouver un meilleur compromis allant dans le sens de la création d’emplois. 

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